lundi 16 décembre 2019

Une place se libère au Moulin - studio 26m²

Une place se libère au Moulin, coopérative d'habitants en projet dans un immeuble en réhabilitation à la Guillotière (73 rue Montesquieu) : c'est un studio d'environ 26m² au 5ème (et dernier) étage de l'immeuble, sans ascenseur, mais donnant au calme, sur la cour. 
Redevance mensuelle environ 315€ / mois.

Si vous vous reconnaissez dans ces quelques lignes, n'hésitez pas à prendre contact !

Les meuniers recherchent un nouveau membre qui comme eux...
  • a des revenus qui ne dépassent pas les plafonds PLS : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F869 et sera en capacité de payer chaque mois une redevance d'environ 315€
  • a des économies et sera en mesure de mettre des apports dans la société coopérative pour compléter le plan de financement (remboursés en cas de départ)
  • souhaite faire partie d'un projet passionnant qui porte des valeurs de coopération, de solidarité, de non lucrativité, d'empowerment, d'écologie...
  • souhaite habiter au cœur du quartier populaire de la Guillotière, et participer au maintien de la mixité sociale dans ce quartier en proie à la gentrification
  • souhaite avoir son chez lui, mais aussi partager des espaces communs : cave, cour, salle commune au rdc, chambre d'amis, et participer à la gestion/animation de ces lieux
  • va participer aux réunions hebdomadaires du groupe, en soirée (19h30-22h), pour échanger, prendre des décisions, et avancer sur le projet
  • va (apprendre à) utiliser des outils collaboratifs (TRELLO, Box, agenda partagé etc.) pour organiser le travail collectif sur le projet
  • va travailler en binôme et en groupe sur certaines thématiques dont il aura la référence
  • va rencontrer ou échanger par mail avec les différentes parties prenantes du projet (architecte, bailleur social, métropole de Lyon, Agence Locale de l'énergie...) suivant les références et disponibilités
  • va devoir s'armer de patience avant le grand emménagement (les travaux seront lancés en fin d'année, pour environ 9 mois...)
  • Comme nous, vous rêvez d'utopie concrète et êtes un peu fou pour vous lancer dans l'aventure ?

Alors contactez-nous ! par mail contact[arobase]habitat-lemoulin.org

mercredi 9 octobre 2019

Un travail photographique au long cours sur le Moulin

Marie Bienaimé est une photographe basée à Lyon. Depuis 2018, elle documente la création pas à pas du projet d’habitat coopératif Le Moulin par un travail photographique au long cours. Réunions, travaux, évènements divers ponctuent la vie du groupe qui porte ce projet. Ces moments sont captés par l’œil à la fois professionnel et poétique de Marie Bienaimé, qui cherche à capter les ambiances, les détails qui rendent chaque moment un peu unique.

« Il me semble vraiment important d’avoir un suivi en images de tout le processus, pour la mémoire, pour l’avenir, pour participer à ma façon à rendre compte que dans ce domaine là aussi tout est possible et que si on y met ce qu’il faut en énergie et en temps, les codes et es réflexes habituels peuvent être modifiés » écrit-elle.

Rendez-vous sur son blog www.mariebienaime.fr/habitat-partage pour retrouver quelques tranches de vie de la coopérative en images et quelques photos de l’immeuble en chantier qui sauront certainement vous étonner.  

(Photos non libres de droits, Marie Bienaime/Docpix)

lundi 29 avril 2019

Nous avons signé notre bail emphytéotique le 11 avril avec la Métropole de Lyon pour 70 ans.
Nous allons ainsi pouvoir lancer la consultation des entreprises dans le courant du mois de mai, avec RSH le bailleur social qui va gérer la phase de travaux.


Les futurs habitants ont pu se rendre dans l'immeuble pour découvrir ou redécouvrir les lieux avant que commencent les travaux de réhabilitation qui devraient prendre 9 mois-1 an. Une des premières actions aura été de rebacher les fenêtres.



La coopérative va également organiser très prochainement une Assemblée Générale afin de faire entrer au capital les derniers arrivés, et laisser sortir les membres fondateurs qui se sont retirés du projet en 2017.


mardi 21 août 2018

Les Meuniers attaquent la phase pro !

Quelques nouvelles fraîches des Meunier.ère.s.

LE GROUPE...
Le groupe est au complet, chaque logement a trouvé son meunier ou sa meunière ! Vous pouvez envoyer un mail pour être sur liste d'attente en cas de logement vacant : contact@habitat-lemoulin.org


LES TRAVAUX...
Nous avons validé l'APD avec notre architecte Jean-Baptiste Fleurent. Nous allons passer en phase pro et élaboré le Dossier de Consultation des Entreprises.

Le désamiantage démarrera en septembre 2018. Enfin le démarrage des travaux approche !






mercredi 7 mars 2018

Le Moulin recherche des meuniers !

Mise à jour du 29 avril 2019 : le groupe est actuellement au complet


Le groupe du Moulin, 6 trentenaires lyonnais, ont repris les rennes (avec de l'élan) de la Gargousse en novembre 2017. 

Le projet d'habitat participatif qui se monte au 73 rue Montesquieu se poursuit de plus belle avec un démarrage de désamiantage en cours.

Les Meuniers ont adapté plans de travaux et plans financiers pour correspondre à leurs envies.

Et nous sommes toujours à la recherche de nouveaux habitants 
pour nous rejoindre dans le projet !

Est actuellement disponible :
>>  un appartement de 35m² au 5ème étage (Studio/T1)



LE LIEU

Un immeuble ancien de 5 étages dans la quartier de la Guillotière, comprenant 4 appartements de 70m² et 2 appartements de 35m², neufs et réagencés. Un local au rez-de-chaussée permettra d'accueillir du public pour diverses actions (AMAP, exposition, alphabétisation, aide juridique).
Une chambre individuelle sera réservée aux amis et aux personnes en ayant besoin.
Les habitants partageront également un atelier, une buanderie, une cour et des caves.


LE PLAN FINANCIER


L'immeuble sera mis à disposition gratuitement en bail emphytéotique par la Métropole de Lyon pour une durée de 70 ans. Pendant cette durée, la société coopérative aura le statut de propriétaire.
Un prêt sera contracté pour le montant des travaux de rénovation ainsi que pour l'ensemble des honoraires liées au projet. 

Les appartements proposés sont classés en logements sociaux.
De ce fait, pour nous rejoindre, les nouveaux coopérateurs doivent répondre aux critères ci-dessous :

PLAFONDS DE RESSOURCES DU PLS - Prêt Logement Social

Catégorie de ménage
Plafonds en région
1
26 144 €
2
34 913 €
3
41 986 €
4
50 687 €
5
59 627 €
6
67 200 €
par personne supplémentaire
7 496 €
L'idée est que chaque coopérateur amène des apports dans la société à la hauteur de ses moyens. Les apports permettent de diminuer le montant du prêt et des intérêts à verser.
Ensuite, une redevance mensuelle sera versée chaque mois (d'environ 850€ pour un 70m²). Une partie de cette redevance sera un loyer et permettra le remboursement du prêt, l'autre sera versée dans un Compte Courant d'Associé (CCA) permettant à la société d'avoir de la trésorerie.

Lors du départ d'un coopérateur, ses apports lui seront remboursés avec l'arrivée du ou des nouveaux coopérateurs. De même, les sommes versées en CCA seront également progressivement remboursées par la société.

Comment nous rejoindre ?

Nous serions très heureux de vous rencontrer autour d'un verre pour en apprendre plus sur le projet.

Après avoir vérifié votre éligibilité au PLS, contactez-nous à contact@habitat-lemoulin.org


 

mardi 6 septembre 2016

Quelques nouvelles fraîches...

Moyan Brenn, CC, Flickr
Nous avons été plutôt silencieux ces derniers temps, car nous étions occupés par l'avancée de notre projet... Où en sommes-nous en cette fin d'été ?

Nous avons finalisé la garantie de rachat avec un bailleur social, qui nous permettra d'obtenir la garantie de la collectivité pour notre emprunt, afin de financer les travaux de réhabilitation de l'immeuble.

Nous avons signé la promesse de bail emphythéotique pour l'immeuble avec la Métropole de Lyon.

Nous avons déposé la déclaration préalable de travaux (c'est un peu l'équivalent du permis de construire pour une réhabilitation) et attendons la réponse de l'administration.

Nous avons travaillé avec les architectes des Bâtiments de France et notre architecte pour trouver une manière d'isoler l'immeuble par l'extérieur et de le réhabiliter dans son ensemble sans dénaturer son aspect historique.

Nous avons lancé un projet photo des habitants du quartier pour faire une exposition dans notre future salle au rez-de-chaussée et n'avons, comme d'habitude, pas assez de temps à y consacrer...

Nous avons déposé une demande de prêt pour notre réhabilitation.

La suite bientôt !

mercredi 13 avril 2016

Portrait de coopérateur (6)

Aujourd'hui, nous vous proposons de découvrir un nouveau membre de notre groupe : Daniel !

Depuis combien de temps es-tu dans le projet ? Comment y es-tu arrivé ?

J'ai intégré le projet avec ma compagne Frédérique courant 2010. Nous étions adhérents au jardin partagé de l'Ilôt d'Amaranthe, que l'on appréciait comme lieu d'échange du quartier, même si nous ne faisions pas beaucoup de jardinage.

Nous avons participé à un projet d'écoquartier sur la Guillotière, et au sein de ce projet à une commission sur l'habitat et les coopératives d'habitants. Nous avions déjà ce thème à cœur puisque nous avions déjà participé à une réunion d'information d'Habicoop quelques temps auparavant.

C'est dans ce sous-groupe d'échange que nous avons rencontré un couple d'habitants du quartier, Florène et Guillaume, qui venaient de démarrer le projet "La Gargousse". Ils nous ont alors convié à une réunion d'information et recrutement pour ce projet...

Qu'est-ce qui t'a donné envie d'intégrer ce projet ?

Le premier élément qui nous a donné envie d'intégrer ce projet est le modèle de la coopérative d'habitants, qui était une réponse aux réflexions que nous avions sur notre choix d'habitat.

En effet, dans un contexte où l'immobilier en centre ville est en éternelle augmentation tant au niveau location qu'au niveau achat, il était difficile pour nous de s'imaginer locataire à vie. Il ne nous était pas possible non plus financièrement de devenir propriétaires en centre ville, tout au mieux à l'extérieur de Lyon avec un remboursement important, et un déplacement géographique, les deux ayant avec des conséquences importantes sur le mode de vie que l'on avait et appréciait, et le réseau relationnel que l'on s'était construit.

Le modèle de la coopérative d'habitants est venu ouvrir une voie alternative, un peu à mi-chemin entre la location et l'achat, et accessible à nos possibilités financières.

Le deuxième élément est l'attachement du projet au quartier de la Guillotière dont nous venions de découvrir à travers le jardin d'Amaranthe son foisonnement de projets et de mixité.

Enfin, nous avons trouvé bien sympathiques les initiateurs de ce projet, par la suite ce projet a été un moteur de rencontres enrichissantes.

Jusqu'à aujourd'hui, qu'est-ce qui te plaît le plus dans ce projet ?

Ce qui me plaît le plus, c'est le principe de mutualisation au cœur du projet de coopérative : réunir nos envies, nos rêves, nos compétences, nos moyens financiers pour construire notre habitat. La mutualisation sera à l’œuvre pendant toute la vie de la coopérative notamment dans l'utilisation des espaces communs, et nous la pousserons plus loin avec des équipements communs.

Il y a énormément de gâchis avec des maisons de campagne occupées une semaine par an, des logements inoccupés et d'autres surpeuplés, des outils que l'on achète une fortune pour s'en servir une seule fois, des chambres d'amis qui ne servent que deux fois par an, des voitures qui ne transportent qu'une personne etc...

La mutualisation permet d'utiliser au mieux les moyens disponibles. Tout le monde y gagne, c'est le pari de la coopérative !

Et qu'est-ce que tu trouves le plus difficile ?

Pour moi, la principale difficulté est la durée.

La mise en place d'une coopérative d'habitants est difficile du fait des tâches fastidieuses et du temps important que cela consomme. Du côté des récompenses, on apprend des tas de choses et on sent avancer un projet novateur motivant. Lorsque cela traîne en longueur, cet équilibre sacrifice / récompense est plus dur à trouver, et le maintien de l'enthousiasme sur le long terme est un vrai défi. L'investissement des personnes ne dure pas forcément aussi longtemps que la gestation d'un tel projet, et beaucoup d'initiateurs auront quitté le projet avant le terme de sa réalisation.

Bien que dans le sillage du Village vertical, nous essuyons encore beaucoup de plâtres. A mesure que les coopératives rentrent dans les mœurs, les outils se mettent en place, le cadre juridique également, les collectivité locales s'habituent à ce nouveau concept et aident à son développement. Dans quelques années, monter une coopérative prendra beaucoup moins de temps, et cette difficulté deviendra moindre.

Peux-tu nous citer 2 choses que tu n'avais pas imaginées en intégrant ce projet ?
 
Je n'avais pas imaginé que la mise en place de ce projet durerait autant de temps. Si l'on avait imaginé cette durée à l'avance, peut-être aurions-nous hésité !...

Je n'avais pas imaginé non plus devoir ingurgiter et digérer autant d'information : éléments juridiques, textes de lois, montages financiers, bâtiment et architecture etc.

Ces deux éléments ne font certainement pas rêver, mais je découvrirai dans deux ans tous les avantages de vivre dans l'immeuble le plus accueillant de la Guillotière, et des tas d'autres choses sympas que je n'imagine pas encore...

mardi 1 mars 2016

On parle de nous... en Uruguay !

Comme nous l'avions écrit sur ce blog, nous avons, à l'occasion des 10 ans d'Habicoop, présenté notre projet à différents partenaires dont Pablo Caballero, secrétaire général de la FUVCAM.

Vince Alongi, CC, Flickr
La FUVCAM ? Mais si souvenez-vous, nous vous en avions parlé dans notre article sur les coopératives d'habitants en Uruguay ! Et bien Pablo Caballero a écrit un petit article où il relate ses impressions sur le quartier de la Guillotière, le jardin d'Amaranthes et la Gargousse. Nous le partageons avec vous dans son intégralité :

"Le jardin d'Amaranthes : un jardin récupéré à la ville.

Au coin de la rue Montesquieu et de la rue d'Anvers, dans le centre de la glaciale Lyon, on retrouve intacte l'atmosphère française des années 50 du XXe siècle passé. Les piétons vont et viennent, les commerçants du quartier prennent un café chaud au bistrot du coin pour lutter contre l'hiver européen, les gens passent avec leurs célèbres baguettes ou leurs croissants qu'ils achètent à la boulangerie, jamais très loin.

A la moitié du pâté de maison, on trouve un bâtiment du milieu du XXe siècle, c'est l'adresse choisie pour une réhabilitation par la coopérative La Gargousse. Ce groupe va rénover ce bâtiment de cinq étages, situé au cœur du quartier ouvrier de Lyon, en gardant l'aspect original du lieu. Il n'installeront même pas un ascenseur : du recyclage pur et dur !

À quelques encablures, se trouve le Jardin d'Amaranthes, un espace reconquis pour le quartier dans un îlot abandonné, que les voisins ont récupéré pour le transformer en espace public. Ils y ont construit ce jardin-potager où ils ont planté légumes et arbres fruitiers.

Le nom du jardin n'est pas anodin : les amarantes (dont le nom signifie « qui ne se fane jamais ») sont des plantes qui se cultivent pour leurs feuilles qui ressemblent beaucoup à des épinards en guise de légumes, ou pour leurs graines. L'amarante est très résistante à des climats froids et/ou secs, et possède une productivité alimentaire exceptionnelle.

Cette noble petite plante se retrouve aussi beaucoup dans notre Amérique Latine : dans la région andine, on en retrouve une espèce (l'amarante inca) dans des tombes de plus de quatre mille ans. Des fouilles archéologiques attestent de sa présence dans plusieurs périodes des civilisations aztèque et maya. Les Mayas ont apparemment été les premiers à l'utiliser comme culture de haut rendement. Les Incas l'appellent « le petit géant » (kiwincha).

Les Conquistadors, dans leur empressement pour éliminer toute coutume originale, ont démonisé la culture et l'usage de l'amarante, ce qui mena jusqu'à sa quasi extinction. Aujourd'hui, dans différentes parties de l'Amérique autochtone, l'amarante continue d'être utilisée dans la médecine et la cuisine populaire.

Le sauvetage de ce mot pour l'attribuer à une zone reconquise par les travailleurs pour leur ville n'est pas à négliger. Voilà la mentalité de nos camarades de la coopérative la Gargousse, qui habitent Lyon la lointaine, très française dans son apparence, et si latine en son âme et conscience.

Le coopérativisme nous unit, la solidarité nous inspire et l'internationalisme nous rassemble."

Novembre 2015

Pablo Caballero
Secrétaire Général de la FUCVAM, Uruguay. 

Traduction Rémi Bourgeon [Habicoop]